Le concept ostéopathique

L'ostéopathie, qu'est-ce que c'est ?


 

« La main de l’Homme est l’instrument des instruments » - Aristote

L’ostéopathie est un système de soins exclusivement manuel (pas d’instruments, d’ultrasons, etc. comme la kinésithérapie). Que ce soit pour examiner l’organisme ou pour le traitement du motif de consultation, l’ostéopathe a pour seul outil ses mains.

Les 4 piliers du concept ostéopathique

1 - La structure gouverne la fonction

Cela signifie que si la structure d’un organe/tissuEn histologie, un tissu est un ensemble de cellules de même type, organisés vers une même fonction. On distingue le tissu épithélial, le tissu nerveux, le tissu conjonctif et le tissu musculaire. Par extension (et par abus de langage), on peut également parler de tissu osseux, ligamentaire, pulmonaire, rénal, etc. (organe, articulation, muscle, etc.) est altérée, alors la fonction de cet organe/tissuEn histologie, un tissu est un ensemble de cellules de même type, organisés vers une même fonction. On distingue le tissu épithélial, le tissu nerveux, le tissu conjonctif et le tissu musculaire. Par extension (et par abus de langage), on peut également parler de tissu osseux, ligamentaire, pulmonaire, rénal, etc. s’en retrouve également altérée.

Transposons ce principe sur un objet du quotidien : un lave-linge. La structure du lave-linge se compose d’un tambour, d’un moteur, d’une coque externe munie d’une porte, d’un câble d’alimentation électrique, d’une résistance, de cartes électroniques, etc. La fonction du lave-linge : laver le linge. Si le câble d’alimentation est mal branché, si un composant électrique a grillé ou si mon lave-linge a chuté du camion de livraison, sa structure est altérée. Il est donc peu probable qu’il fonctionne correctement : sa fonction est altérée.

C’est à peu près ce qu’il se passe au niveau du corps humain. En ostéopathie, on parle de « dysfonction somatique » pour définir l’altération de la structure d’un tissuEn histologie, un tissu est un ensemble de cellules de même type, organisés vers une même fonction. On distingue le tissu épithélial, le tissu nerveux, le tissu conjonctif et le tissu musculaire. Par extension (et par abus de langage), on peut également parler de tissu osseux, ligamentaire, pulmonaire, rénal, etc. (en général, une perte de mobilité). Ainsi, un muscle qui reste contracté ne va pas remplir sa fonction correctement, de même pour une articulation « bloquée » ou tout autre tissuEn histologie, un tissu est un ensemble de cellules de même type, organisés vers une même fonction. On distingue le tissu épithélial, le tissu nerveux, le tissu conjonctif et le tissu musculaire. Par extension (et par abus de langage), on peut également parler de tissu osseux, ligamentaire, pulmonaire, rénal, etc..

2 - La capacité d’autorégulation

Le corps humain est une merveilleuse machine qui sait faire face aux agressions.

Un phénomène important, découvert par Claude Bernard, régissant le corps humain dont découle ce principe est l’homéostasie. C’est la capacité du corps à maintenir ses différentes fonctions et systèmes en équilibre malgré les influences internes et externes.

Quelques exemples pour bien comprendre : les animaux endothermesAppelés vulgairement animaux « à sang chaud », il s'agit de ceux qui savent autoréguler leur température corporelle tels que les mammifères mais contrairement aux reptiles qui sont des animaux ectothermes. ont la capacité de baisser ou augmenter la production de chaleur pour maintenir une température constante selon les différentes contraintes de température externe. Quand il fait chaud, pour éviter que la température corporelle ne grimpe, l’organisme va mettre en place différents processus comme la vasodilatationMécanisme physiologique correspondant à l'augmentation du diamètre des vaisseaux sanguins. ou la transpiration pour évacuer un maximum de chaleur. A l’inverse, s’il fait froid, d’autres processus homéostatiques vont entrer en jeu : la vasoconstrictionMécanisme physiologique correspondant à la diminution du diamètre des vaisseaux sanguins., les tremblements, la flexion des membres ou l’horripilationMécanisme physiologique communément appelé « chair de poule » correspondant au redressement des poils permettant d'augmenter l'épaisseur de la couche d'air protectrice à la surface de la peau.horripilation ; tout cela dans le but de produire de la chaleur et d’éviter les déperditions. Ce principe d’homéostasie s’applique à une multitude de variables dans l’organisme qui est ainsi en recherche constante de l’équilibre : la concentration des différents ions dans le plasma sanguinComposant liquide du sang. Le sang est omposé du plasma et des cellules sanguines tels que les erythroytes (globules rouges), leucocytes (globules blancs) ou les thrombocytes (plaquettes)., la glycémieTaux de glucose dans le sang, les constantes physiologiquesFréquence respiratoire, volumes pulmonaires, fréquence cardiaque, tension artérielle, etc., la faim/soif, etc. On peut en quelque sorte dire que tant que l’homéostasie est maintenue l’organisme est en bonne santé. Quand des analyses sanguines montrent la valeur d’une analyse (ex : cholestérol) en dehors de l’intervalle de normalité, cela traduit un déséquilibre homéostatique.

On peut extrapoler ce principe à l’échelle du corps lui-même. Prenons un autre exemple : Après avoir trébuché, vous ressentez une douleur dans la cheville. Vous allez spontanément et involontairement boiter. C’est un mécanisme du corps qui permet aux membres inférieurs de conserver leurs fonctions (marcher, courir, danser, etc.). À chaque pas du côté douloureux, celui-ci sera plus rapide et vous porterez davantage votre poids sur l'autre membre pour soulager la cheville atteinte. Il en est de même pour n’importe quel autre endroit du corps.

L’ostéopathe intervient quand les dysfonctions agissent comme des barrages qui empêchent le corps de retrouver son état normal. Les soins prodigués pas un ostéopathe ont pour but de redonner au corps les « moyens de se soigner lui-même ». C’est ce qui explique qu’on puisse toujours ressentir la douleur à l’issue de la consultation et qu’elle finisse par s’estomper en quelques jours. Cela correspond au temps que met le corps à se rétablir de lui-même maintenant que l’ostéopathe à traiter ce qui l’en empêchait.

3 - L'unité du corps

L’organisme ne se résume pas qu’à une somme de parties (tête, membres inférieurs, membres supérieurs, thorax, abdomen) ou d’organes (cœur, poumon, foie, reins, etc.) indépendants. Tout est en relation. L’ostéopathe prend en compte cela dans son approche thérapeutique que l’on qualifie alors d’holistique. Cela signifie qu’il considère le patient dans sa globalité et pas juste comme une épaule parce que le patient souffre de l’épaule et ne traiter que l’épaule.

Il faut voir l’organisme un peu comme de l’horlogerie de précision. Si un rouage se grippe, ses effets ne se manifesteront pas que sur ce rouage. Ce principe est intimement lié au principe d’autorégulation du corps. Quand une dysfonction affecte l’organisme, le corps va tenter de s’adapter en sollicitant davantage certain(e)s zones/tissus et « mettre au repos » d’autres dans le but de conserver la fonction de la région et de permettre à la dysfonction de disparaître. Ces déséquilibres vont alors entrainer une douleur à un endroit différent du siège de la dysfonction. Pour reprendre l’exemple de l’horlogerie : le symptôme va siéger sur le cadran et se manifester par l’immobilisation d’une aiguille alors que la dysfonction se situe ailleurs au niveau d’un rouage.

C’est un aspect capital de l’ostéopathie dont le but est ainsi de traiter la cause et non le symptôme en recherchant parmi les structures anatomiques plus ou moins distantes, celles qui peuvent, par leur liens (muscles, chaîne articulaire, etc.), avoir une influence sur le tissus douloureux et d’expliquer le symptôme.

Cela implique que pour chaque patient la consultation est différente, car les causes ne sont pas forcément les mêmes. En clair, l’ostéopathe pourra être amené à utiliser des techniques thérapeutiques sur la main, le coude, le cou, le dos et même le bassin, pour une douleur d’épaule, sans même toucher celle-ci. Il n'est donc pas rare qu'un ostéopathe ne touche pas ou peu à la zone douloureuse mais se penche sur une autre zone.

4 - La règle de l’artère est suprême

L’organisme est un milieu où plusieurs structures vont avoir un rôle d’échange, de transmission ou de transport. Il s’agit entre autres des veines, artères et nerfs. Ce 4ème principe signifie que le bon acheminement de l’influx nerveux, des ions, nutriments, oxygène, etc. est une condition indispensable pour qu’un organisme soit en bonne santé.

En conclusion :

L’ostéopathe va ainsi mener chaque consultation en appliquant l'ensemble de ces principes dans ses consultations.

C'est, selon moi, la différence essentielle qui existe entre un ostéopathe exclusif et un ostéopathe non-exclusif (qui est également médecin, kinésithérapeute, infirmier, etc.) en raison de l'aspect allopathique de leur pratique.

portrait

Florent RÉTIF

Ostéopathe D.O.

15 rue des Maraîchers
91620 Nozay

carte quatier nozay