#PrayForParis
#CryingMarianne

La consultation

Comment ça se passe ?


 

Le déroulement de la consultation

NB : La prise en charge dépend beaucoup de chaque praticien. Je ne vous parlerai donc que de ma façon de procéder.

La consultation dure en moyenne 45 minutes.

Elle se déroule en 3 temps : l'anamnèse, l'examen clinique et le traitement.

1 - L’anamnèse

Il s’agit d’une sorte d’interrogatoire durant lequel l’ostéopathe est amené à poser diverses questions pour connaitre tous les détails concernant le motif de consultation, mais aussi pour connaitre le mode de vie et les antécédents du patient. Cela permet de dresser un profil de la douleur et de déterminer si l'ostéopathie est indiquée pour ce motif de consultation.

2 - L’examen clinique

Il se compose en général d’une observation, d’un examen orthopédique et d’un examen ostéopathique.

L’observation du corps va permettre d’apporter des éléments notamment au niveau de la posture.

L’examen orthopédique, couplé à certaines questions de l’anamnèse, va servir à déterminer si le motif de consultation relève des compétences de l’ostéopathe. Ainsi, si un patient se plaint des lombaires, il pourra savoir s'il s’agit d’une lombalgie commune (par exemple, une « simple » douleur articulaire ou musculaire) que l’ostéopathe pourra soulager, ou bien une lombalgie symptomatique (ex : pyélonéphriteinfection bactérienne du rein., mal de PottIl s'agit ni plus ni moins de la tuberculose. On l'appelle ainsi, ou spondylodiscite tuberculeuse, quand elle siège au niveau des lombaires. Nous connaissons bien sa manifestation pulmonaire qui est la plus fréquente, mais en réalité le bacille de Koch peut atteindre différentes parties du corps et notamment les vertèbres lombaires., etc.) qui devra être pris en charge par d’autres spécialistes (médecin, chirurgien, etc.).

L’examen ostéopathique, quant à lui, se penche sur le vif du sujet : déterminer quel est le tissuEn histologie, un tissu est un ensemble de cellules de même type, organisés vers une même fonction. On distingue le tissu épithélial, le tissu nerveux, le tissu conjonctif et le tissu musculaire. Par extension (et par abus de langage), on peut également parler de tissu osseux, ligamentaire, pulmonaire, rénal, etc. qui provoque le symptôme et quel en est le « mécanisme lésionnel » (la cause réelle, les facteurs et l’ensemble des dysfonctions qui vont se manifester par le symptôme) pour savoir sur quelles structures anatomiques agir : Eponger le sol ne sert à rien si l'on n'a pas encore colmaté la fuite.

3 - Le traitement

Par des techniques douces et adaptées au patient et au motif de consultation, l’ostéopathe va traiter l'origine de la douleur (plus exactement du motif de consultation) en corrigeant les dysfonctions somatiques responsables du symptôme.

A l’issue de la consultation

Il n’est pas rare que le motif de consultation nécessite un réel traitement de fond. L’ostéopathe n’intervenant qu’à un instant t, le patient doit également ne pas rester passif face à sa douleur et être acteur de sa santé. Il sera donc amené à :

  • Donner des conseils pour aider à la guérison et surtout pour ne pas perturber les bénéfices de la consultation.
  • Proposer des exercices apportant un complément de traitement sur le fond car certains aspects nécessitent un réel travail régulier, au même titre qu’une rééducation chez le kinésithérapeute que vous pouvez consulter 20 fois sur une période relativement courte.
  • Mettre en place un suivi de consultations : grossièrement un motif de consultation aiguDans la terminologie médicale, "aigu" s'oppose à "chronique". Lorsque l'on qualifie un symptôme, un syndrôme ou une pathologie d'aigu(e), cela n'a aucun lien avec l'intensité de la douleur. Cela signifie que c'est un problème récent, datant de moins de 6 mois. nécessitera moins de consultations qu’un motif de consultation chroniqueDans la terminologie médicale, "chronique" s'oppose à "aigu(e)". Lorsque l'on qualifie un symptôme, un syndrôme ou une pathologie de chronique, cela n'a aucun lien avec l'aspect récurrent d'une douleur. Cela signifie que c'est un problème ancien, datant de plus de 6 mois.. Un problème ancien est plus long et difficile à solutionner que s’il est récent, peu importe le moyen (médecine, kinésithérapie, chirurgie, ostéopathie, etc.) : il a tendance à s’aggraver, s’étendre mais aussi à s’ancrer dans l’organisme : au niveau anatomique des changements s'opèrent. L’ostéopathe verra son patient au minimum 2 fois. La première consultation servant à éteindre l’incendie et la(les) suivante(s), à vérifier qu’aucune braise ne vienne rallumer le foyer. C'est un traitement de fond ou l'aspect préventif joue un grand rôle.

La guérison

Le patient va ressentir un soulagement immédiat la plupart du temps mais le rôle de l’ostéopathe étant de donner à l’organisme les moyens de retrouver lui-même la voie de la guérison (« L’ostéopathe distrait pendant que la nature guérit »), le symptôme peut mettre quelques jours à s’estomper significativement ou disparaitre (d’autant plus s’il y a un aspect chronique). Pour une meilleure compréhension je vous invite à lire la page du concept ostéopathique.

Durant ces quelques jours, le traitement continue d’agir et le corps va tenter de reprendre ses marques : des muscles qui étaient au repos vont re-fonctionner correctement, des articulations vont retrouver leur mobilité, etc. Lié au principe d’auto-régulation du corps, tous ces processus peuvent parfois entrainer certains effets secondaires temporaires et bénins, le plus courant étant la fatigue. On peut également ressentir des courbatures en raison du regain d'activité de certains muscles, sans même faire de sport. Quelqu’un de sportif aura tendance à avoir bien moins souvent ce genre de petits désagréments car son organisme est habitué à être sollicité et encaisser des contraintes mécaniques.

portrait

Florent RÉTIF

Ostéopathe D.O.

15 rue des Maraîchers
91620 Nozay