Mon approche

Dernière mise à jour : 29/05/2018

 

Ma pratique

Je reçois dans mon cabinet des patients aux profils très différents, allant du nouveau-né d’à peine une semaine de vie, à la personne âgée de plus de 90 ans, en passant par le sportif (amateur comme professionnel), ou encore la femme enceinte.

J’ai pu constater au sein de ma patientèle, que les préjugés sur les ostéopathes ont la vie dure. Parfois justifiés, j’ai pu entendre : « Un ostéopathe, c’est pour le dos, ça fait craquer les os » ou bien « l’ostéopathe que j’avais vu posait juste ses mains sans vraiment les bouger ». Il est vrai que les différentes approches (structurel, tissulaire, crânien, viscéral, etc.) qui existent en ostéopathie peuvent entraîner des différences de pratique d’un ostéopathe à l’autre. En ce qui me concerne, j'essaye de ne pas m’enfermer dans un mode de pratique particulier. J'employe des techniques douces en agissant sur n’importe quelle structure de l’organisme (crâne, viscères, os, nerfs, articulations, etc.). Cela permet d’adapter le traitement en fonction de chaque patient. Pour un même motif de consultation, je n’aurai pas la même façon de procéder pour un adulte ou un sénior, un sportif ou un sédentaire, une douleur modérée ou intense, etc.

Concernant les fameuses techniques où l'ostéopathe fait craquer les articulations que l'on appelle des HVT (cf. ici), même si je suis amené à les utiliser, c'est loin d'être le cœur de ma pratique. D'ailleurs, la majorité de mes consultation se font sans ces techniques. De plus, si je songe à faire un HVT durant une consultation, je le propose systématiquement au patient : s'il me donne son aval, je lui explique la façon dont la technique va se dérouler, s'il ne le souhaite pas, j'utilise alors d'autres techniques. C'est un des grands avantages de l'ostéopathie : nous ne sommes pas contraints d'utiliser telle ou telle technique pour parvenir à guérir un patient.

Certains patients ne considèrent un traitement ostéopathique efficace que si l'ostéopathe fait craquer les articulations voire que ce sont les seules techniques qui fonctionnent chez eux : rien n'est plus faux ! Comment alors traiter un bébé, une personne hyperalgique, une personne dont l'état de santé contre-indique l'utilisation des HVT comme le syndrome d'Ehlers-Danlos. Mis à part le bébé dont les motifs de consultation sont spécifiques, ces patients sont tout autant sujets aux lombalgies, cervicalgies, etc. que les autres. Si le HVT était LA technique royale, alors impossible de traiter ces patients en ostéopathie. Heureusement, ce n'est pas le cas et les résultats obtenus sont à la hauteur de n'importe quel autre type de traitement. D'autres ostéopathe pourraient affirmer le contraire, ce n'est pas ma façon de voir les choses.

Enfin, j’ai une vision assez cartésienne de ma pratique et repose mon approche sur des bases biomécaniques, physiques, anatomiques et physiologiques. Mon ostéopathie est plutôt « moderne », loin des dogmes vieillissants.

Ainsi, j'ai a cœur d'expliquer à chaque patient les causes et mécanismes de son problème en m'appuyant sur différents supports (livres d'anatomie/physiologie, logiciel d'anatomie, moulages anatomiques, etc.) pour illustrer mes propos de façon pédagogique. Il en va de même pour expliquer les examens d'imagerie. Aussi, je n'hésite pas à donner de nombreux conseils aussi bien théoriques que pratiques adapté au patient et à son mode de vie (contre-indications, indications, précautions à prendre, gestes/postures à éviter, exercices à faire, astuces pratiques, etc.). Il ne s'agit pas de blabla superflu car tout cela est d'une importance capitale, surtout pour des troubles chroniques ou récidivants. L'application de ces conseils conditionne la guérison bien plus que le traitement en lui-même, surtout si l'on souhaite qu'elle soit pérenne. Nous faisons tous des erreurs, que ce soit par négligence, ignorance ou en croyant bien faire. Tout le monde est concerné, même un professionnel compétent et appliqué dans son travail, car tout le monde n'est pas biomécanicien, ostéopathe, kinésithérapeuthen, etc.

Ma vision de l'ostéopathie

Comme nombre de mes confrères ostéopathes exclusifs, je défends l'exercice exclusif de l'ostéopathie et une formation de qualité. Nous considérons que l'exercice exclusif de l'ostéopathie est nécessaire pour assurer la qualité des soins et la sécurité du patient : Rien ne remplace le savoir-faire d'un praticien qui exerce son art à plein temps, à chaque heure de la journée et pas de façon plus ou moins occasionnelle.

Aujourd'hui, la formation en ostéopathie en France présente trop de disparités d'une école à une autre. Pour ne citer qu'un exemple, le diplôme est délivré à l'issue de 5 voire 6 années d'études, pour les formations initiales. Aussi, nous considérons que l'ensemble des formations devraient suivre au minimum les recommandations de l'OMS quant à la durée des études et leur contenu précis.

portrait

Florent RÉTIF

Ostéopathe D.O.

15 rue des Maraîchers
91620 Nozay