Foire Aux Questions

Toutes les questions que vous vous posez...

Dernière mise à jour : 17/03/2018

 

Sur cette page, je réponds aux questions que se posent le plus fréquemment les patients et j'aborde également les idées reçues courantes sur l'ostéopathie. Parfois, je répondrai de manière factuelle ; parfois je donnerai mon avis (qui, par définition, n'est peut-être pas partagé par tous.)

Cliquez sur la question pour afficher/masquer la réponse correspondante.

Les questions

? « Comment bien choisir son ostéopathe ? »

La reconnaissance légale de l'ostéopathie en 2002 et sa réglementation en 2007 font qu'il existe différents profils d'ostéopathes :

  • Les ostéopathes titulaires d'une autorisation d'exercer : Ce sont tous les ostéopathes en activité au 27 mars 2007, date de publication des décrets. Ils ont reçu une autorisation par l'ARS (Agence Régionale de Santé) après validation de leur dossier justifiant une formation équivalente à la formation minimale désormais requise et/ou 5 années de pratique continue au cours des huit dernières années.
  • Les médecins (voire masseurs-kinésithérapeutes) diplômés en médecine manuelle - ostéopathie : Ce sont des médecins qui ont obtenu, à l'issue de 120 heures de formation, un Diplôme Inter-Universitaire de Médecine Manuelle - Ostéopathie reconnu par Conseil National de l'Ordre des Médecins. Ils exercent donc l'ostéopathie en complément de leur activité principale. Depuis la réforme de la formation de 2014, ce type de diplôme appartient désormais au dispositif de l'Enseignement Supérieur et devra donc s'aligner sur les nouvelles exigences relatives à la réforme de la formation de 2014.
  • Les professionnels de santé - ostéopathes : Ils sont médecins, masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes, ou pédicures-podologues. Ils sont titulaire d'un diplôme d'État dans leur profession puis ont étudié l'ostéopathie via une formation continue à temps partiel agréée par le Ministère de la Santé et exercent l'ostéopathie en complément de leur activité principale. La formation durait entre 1 250 h et 2 255 h en fonction de chaque profession de 2007 à 2015. L'arrêté du 12 décembre 2014 relatif aux dispenses d'enseignement susceptibles d'être accordées en vue de la préparation au diplôme permettant d'user du titre d'ostéopathe définit à nouveau les dispenses de certaines unités de formations (UF) pour les professionnels de santé (La formation des professionnels de santé correspond au contenu de la formation initiale complète sans les UF dont ils sont dispensés).
  • Les ostéopathes exclusifs : Ce sont des ostéopathes diplômés qui ont étudié l'ostéopathie via une formation initiale à temps plein agréée par le Ministère de la Santé et qui n'exercent que l'ostéopathie. La formation durait au minimum 2 660 h (≈ 3 ans) entre 2007 et 2015 et a été élevée à 4 860 h (les premiers diplômés sortiront des écoles en 2020). Des dispenses de certaines unités de formation sont accordées aux étudiants ayant validé une première année scientifique dans le domaine de la biologie ou de la médecine ou le premier cycle des études médicales (ces étudiants ne sont pas détenteurs d'un Diplôme d'État car ils n'ont pas mené leurs précédentes études à leur terme). Certains professionnels de santé ont fait le choix d'exercer l'ostéopathie de manière exclusive après démission auprès de leur ordre.

Quel que soit son profil, l'ostéopathe en droit d'exercer possède une immatriculation délivrée par l'Agence Régionale de Santé (ARS) du lieu d'exercice qu'on appelle le n° ADELI.

Je vais bien évidement prêcher pour ma paroisse en vous conseillant de privilégier les ostéopathes exclusifs qui non seulement ont un volume horaire de formation bien supérieur aux autres, notamment en enseignement ostéopathique pur, mais aussi qui ne pratiquent que l'ostéopathie et par conséquent ont une expérience pratique supérieure.

En plus de cela, d'autres critères peuvent vous permettre d'affiner votre choix, surtout concernant les ostéopathes diplômés avant 2020 :

Lors de la consultation, d'autres critères peuvent vous indiquer s'il s'agit d'un professionnel sérieux :

  • L'hygiène des locaux et de l'équipement est respectée.
  • Il utilise ses mains et palpe ! Si les mains du praticien et votre corps n'entrent jamais ou peu en contact, ce n'est pas un ostéopathe.
  • L'ostéopathe peut avoir des connaissances complémentaires qu'il utilise (ex : phytothérapie, shiatsu, etc.), mais ce n'est certainement pas un rebouteux, un guérisseur, un radiesthésiste, etc.
  • Il possède une approche globale : il vous pose une multitude de questions très variées durant la consultation et ne se concentre pas que sur le siège de votre symptôme mais sur l'ensemble de l'organisme.
  • L'ostéopathie ne soignant pas tout, il sait vous référer vers un autre professionnel en cas de besoin ou si des examens complémentaires s'avèrent nécessaires.
  • Sa consultation dure au minimum 30 minutes.
  • Des signes d'amélioration sont, la plupart du temps, ressentis à l'issue de la première consultation mais peuvent parfois apparaître après la 2ème ou 3ème consultation. (cf. « Combien de temps pour ne plus avoir mal ? » pour plus d'explications.)
  • Personne (même le plus grand des médecins) n'a 100% d'efficacité : il connaît et sait reconnaître ses limites et vous en informe le cas échéant et vous propose des solutions alternatives.
? « Faut-il que j'aille voir mon médecin traitant avant de consulter un ostéopathe ? »

De la même façon que vous consultez votre dentiste ou votre ophtalmologue, il est inutile de passer par la case médecin. En effet, l'ostéopathie étant une profession de première intention, vous n'avez pas besoin de prescription de la part d'un médecin pour consulter un ostéopathe.

C'est aussi l'ostéopathe qui déterminera le nombre de consultations nécessaires pour la prise en charge du motif de consultation.

Il pourra néanmoins vous rediriger vers votre médecin s'il estime qu'il serait pertinent de passer des examens complémentaires (radio, IRM, scanner, etc.) ou s'il juge que le motif de consultation ne relève pas de sa compétence et qu'il nécessite plutôt une prise en charge médicale, orthopédique, chirurgicale, etc.

NB : L'ostéopathe n'ayant pas le droit de prescription, la décision quant à une prise en charge ou un examen complémentaire appartient au médecin.

? « Comment se déroule une consultation ? »

La consultation dure en moyenne 45 minutes et se découpe sur 3 phases :

  • L’anamnèse : Il s’agit d’un interrogatoire permettant de dresser le profil de la douleur et d’estimer si l’ostéopathie est indiquée pour le motif de consultation.
  • L’examen clinique : Il se compose en général d’une observation, d’un examen orthopédique et d’un examen ostéopathique. Il permet de déterminer si le motif de consultation relève bien des compétences de l’ostéopathe et quelles sont les dysfonctions du corps à traiter.
  • Le traitement : Par des techniques douces et adaptées à chaque patient, l’ostéopathe va traiter l’origine du motif de consultation. Il sera également amené à donner des conseils, proposer des exercices et mettre en place un suivi de consultations.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page du site traitant de ce sujet.

? « Est-ce que ça fait mal ? »

Une des règles essentielles de l'ostéopathie, à laquelle j'attache une importance toute particulière, est le respect de la non-douleur. Cela signifie que l'ostéopathe mènera sa consultation (examen clinique et traitement) dans le respect du corps du patient. Pour cela, il choisira dans la mesure du possible les positions, tests et techniques les moins inconfortables ou douloureux.

Néanmoins, pour connaître avec précision la structure anatomique (muscle, os, articulation, ligament, nerf, etc.) qui provoque la douleur, il est nécessaire d'effectuer ce que l'on appelle des tests de reproduction de douleur. Il s'agit de palper et solliciter de façon douce, contrôlée et sécurisée ces structures anatomiques pour déterminer le siège exact de la douleur.

? « Après ma consultation, j'ai eu des symptômes que je n'avais pas avant, est-ce normal ? »

Pas d'inquiétude. Ce ne sont que les réactions de l'organisme face aux changements apportés au corps par les mains de l'ostéopathe.

Bien souvent, ces changements n'apparaissent pas et sont toujours transitoire (en moyenne 3-4 jours).

Il peut s'agir de fatigue ou de courbatures la plupart du temps ou parfois concerner directement la douleur connue pour laquelle vous avez consulté : intensité accrue, zone douloureuse précisée ou plus étendue, déplacement de la douleur.

Lorsque vous consultez un ostéopathe, votre corps est en quelque sorte dans un certain mode de fonctionnement (muscles contractés, pertes de mobilité articulaire, etc.) que l'ostéopathe va devoir changer afin de rétablir un schéma corporel normal. Le cas échéant, après ces quelques jours d'inconfort, le corps a repris ses marques et les douleurs régressent.

Informations complémentaires disponibles ici

? « Ostéopathe D.O., c'est quoi ? »

L'acronyme D.O. signifie « Diplôme en Ostéopathie ».

Plusieurs critères définissent un « ostéopathe D.O. » :

  • Il est diplômé (tous ne le sont pas). Je vous invite à lire la réponse à la question « Comment bien choisir son ostéopathe ? » abordant les différents profils d'ostéopathes.
  • Il exerce l'ostéopathie de façon exclusive.
  • Il est issu d'une formation initiale d'une durée minimale de 5 ans à temps plein (≈5 000 h)
  • Il a obtenu son diplôme après avoir passé l'examen du clinicat et soutenu un mémoire de recherche devant un jury de professionnels

Un ostéopathe D.O. a ainsi acquis toutes les connaissances théoriques et pratiques (ostéopathie et sciences fondamentales) avec des stages hospitaliers et une expérience clinique pour assurer des soins de qualité et la sécurité de ses patients.

? « J’ai vu des sigles comme mROF, SFDO, etc. sur la plaque professionnelle d’un ostéopathe, sur sa carte de visite, ou sur un site internet.
A quoi cela correspond-il ? Pourquoi ça n’est pas le cas pour vous ? »

Il s’agit d’associations de professionnels (associations loi 1901) à vocation ordinale, c’est-à-dire qu’elles se substituent, s'apparentent plus ou moins à un ordre professionnel puisque la réglementation actuelle fait qu’il n’existe pas d’ordre en ostéopathie. Elles ont pour but de promouvoir l’éthique, la déontologie et l’expertise dans la profession, mais aussi d’œuvrer auprès des pouvoirs publics dans l’intérêt de la réglementation de la formation et de l’exercice de la profession. Elles regroupent également des membres, tous ostéopathes, qui doivent répondre à des critères exigeants en terme de formation, d’éthique et de déontologie.

Bien que ressemblant à des ordres, elles n’en sont pas :

  • Peu importe la profession (dentiste, médecin, kinésithérapeutes, sage-femme, etc.) un ordre est unique pour chacune.
  • Tous les ordres professionnels ont vu le jour par une loi et un décret, ce qui n’est pas le cas des associations.
  • Un ordre regroupe et représente l’ensemble de mêmes professionnels d’un territoire et l’inscription à l’ordre est une obligation pour exercer.
  • Un ordre à un rôle de régulation de la profession et une réelle fonction arbitrale et juridictionnelle (par exemple : l’ordre peut radier un professionnel qui perd alors son droit d'exercer).
  • Bref l’ordre gouverne la profession, ce que ne font pas ces associations.

Il existe 5 associations de professionnels en France :

D’autres associations existent en ostéopathie mais s’appliquent à des domaines spécifiques : étudiants, ostéopathes du sport, ostéopathes spécialisés en pédiatrie et périnatalité, formation, recherche, etc.

Me concernant :

Bien que ma formation réponde à tous les critères me permettant d’adhérer à n’importe quelle des 6 associations, j’ai fait le choix de n’être associé à aucune d'elles car bien que leur rôle ait été indispensable dans tous les processus qui ont aboutit à la reconnaissance légale et à la réglementation de l’ostéopathie en France, j’estime simplement qu’elles ne m’apporteraient pas une réelle valeur ajoutée. Elles n’ont donc aucune utilité pour moi.

De plus, au même titre que je trouve ridicule d’avoir environ 80 formations en France (là où une quinzaine seulement existe au Royaume-Uni où l’ostéopathie à vu le jour 50 ans avant la France), je considère que 5 associations pour une seule profession n’a pas beaucoup de sens et c’est à mon sens déjà pléthorique. Alors pourquoi s’engager vers l’une plutôt qu’une autre ? Je ne veux pas être étiqueté. Je veux rester totalement indépendant. Je choisis ne pas choisir.

? « Qu'en est-il du remboursement des consultations d'ostéopathie ? »

L'ostéopathie n'étant pas référencée comme profession de santé au sein du Code de la Santé PubliquePartie législative, Quatrième partie : professions de santé
Professions médicales : Livre Ier
Professions de pharmacie : Livre II
Auxilliaires médicaux : Livre III
, elle n'est donc pas inscrite dans la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP) restant en vigueur depuis la décision de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie (UNCAM) du 11 mars 2005 qui répertorie l'ensemble des actes remboursés, toutes professions confondues. Pour qu'un acte soit remboursé par la Sécurité Sociale, il faut qu'il soit nomenclaturé.

L'ostéopathie n'est donc ni remboursée par l'Assurance Maladie (Sécurité Sociale) ni par la Couverture Maladie Universelle (CMU) ; et ce, quel que soit le professionnel qui effectue les actes : ostéopathe exclusif, médecin-ostéopathe, kinésithérapeute-ostéopathe ou tout autre professionnel de santé.

Si un professionnel de santé ostéopathe vous propose de bénéficier d'un remboursement, il s'agit de fraude à l'Assurance Maladie de la part du professionnel dont vous pouvez être rendu complice. En 2012, un kinésithérapeuthe-ostéopathe, a été condamné pour fraude à la Sécurité Sociale. On lui reprochait, entre autres, d'avoir fait passer des consultations d'ostéopathie pour des consultations de kinésithérapie, en déclarant notamment à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) 2 consultations de kinésithérapie pour une consultation d'ostéopathie. Il a été condamné à 2 ans de prison dont un an assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve et obligation de rembourser les victimes, soit 180 000 €, ainsi que 10 000 € d'amende. (cf. ici)

Actuellement, seules les complémentaires santé (mutuelles) remboursent les actes d'ostéopathie. Le nombre de consultations remboursées à l'année et le montant du remboursement par consultation diffèrent d'une mutuelle à l'autre.

Des listes de mutuelles remboursant l'ostéopathie, plutôt complètes et régulièrement mises à jour sont disponibles sur le site de certains organismes professionnels :

? « C'est quoi ce « crac » que j'entends lors de certaines techniques ou quand je force moi-même sur mes articulations ? »

Une articulation est une cavité totalement hermétique, contenant le liquide synovial. Ce liquide aux propriétés lubrifiantes et protectrices contient des nutriments et des gaz dissous tels que l'azote, le dioxygène et surtout le dioxyde de carbone (CO2).

Lors de la réalisation d'un thrustTechnique ostéopathique pouvant produire un « crac », l'articulation est soumise à une rapide baisse de pression. Lorsqu'elle devient inférieure à la pression du gaz dissous, une transition de phase s'opère : la vaporisation (Le gaz passe de la phase liquide à la phase gazeuse). Une bulle se crée alors dans l'articulation, associée à une libération d'énergie et un écartement des surfaces articulaires. C'est la formation de cette bulle de gaz qui provoque le bruit caractéristique.

Il existe ensuite une période réfractaire d'environ 20 minutes durant laquelle le bruit articulaire ne peut plus être reproduit. En effet, il s'agit du temps que met le gaz pour repasser en phase liquide (liquéfaction).

C'est exactement ce qu'il se passe lorsque vous ouvrez une bouteille d'eau gazeuse qui n'a pas encore été ouverte. Une forte pression règne dans cet espace clos, supérieure à la pression atmosphérique de l'extérieur (essayez de comprimer la bouteille avec vos mains, elle est dure comme de la pierre). Le CO2 est dissous dans l'eau en raison de cette pression. Ainsi, l'eau est limpide, ressemblant à de l'eau plate et aucune bulle n'apparaît.

Que ce passe-t-il quand vous dévissez le bouchon ? L'extérieur et l'intérieur de la bouteille ne sont plus séparés et communiquent via le goulot. La pression interne chute alors brutalement (c'est une dépression) pour que les pressions des 2 milieux s'équilibrent. On voit alors des bulles se former dans l'eau (plus ou moins selon la teneur en gaz) et s'en échapper, accompagné du « pschiiit » caractéristique, correspondant au « crac » dans le cas d'une cavité articulaire.

Refermez la bouteille et rouvrez-la... pas de « pschiiit ». Cette fois attendez une heure (dépend de la concentration de gaz et du volume) et rouvrez à nouveau... « pschiiit » ! C'est la manifestation de la période réfractaire comme dans le cadre d'une articulation. Le « pschiiit » sera tout de même moins prononcé que la première fois car du gaz s'est échappé de la bouteille alors que le gaz contenu dans une articulation y reste.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page du site ostéopathie-france traitant de ce sujet.

Quant à mon approche, je peux être amené à utiliser des thrusts, mais il ne s'agit pas du cœur de ma pratique. De plus, je demande sytématiquement l'accord du patient le cas échéant, car je sais que beaucoup de personnes ne supportent pas ressentir ou même entendre le moindre « crac ».

? « Quelle est la différence entre un kinésithérapeute, un chiropracteur et un ostéopathe ? »

Personne ne pourra vous expliquer une profession mieux que celui qui l'exerce. Néanmoins, je vais essayer de vous apporter l'éclaircissement le plus juste possible :

  • Le kinésithérapeute : C'est un professionnel diplômé d'Etat formé en 3 ans. La kinésithérapie est une profession paramédicale car inscrite dans le Code de la Santé Publique. A la différence de l'ostéopathie, elle n'est pas exclusivement manuelle. En effet, le kinésithérapeute a dans son arsenal thérapeutique les ultrasons, diverses machines et crèmes ou argiles. L'objet de cette thérapie est le renforcement musculaire, la mobilité, l'endurance et la rééducation fonctionnelle du corps humain par le mouvement. Dans le parcours de santé française, c'est le médecin traitant qui prescrit les consultations de kinésithérapie, qui sont prises en charge par la Sécurité Sociale.
  • Le chiropracteur : Sa discipline est proche de l'ostéopathie et fait partie des médecines non-conventionnelles décrites par l'OMS. La chiropraxie (ou chiropratique) s'intéresse aux troubles mécaniques de l'appareil locomoteur (squelette, articulations, muscles). C'est un système de soin exclusivement manuel qui a été reconnu et réglementé dans le sillage de l'ostéopathie. Le bassin et le rachis sont au cœur de cette approche. Le chiropracteur considère que des perturbations articulaires appelées « subluxations », viennent perturber l'état de santé en opposant une résistance aux influx nerveux. La chiropraxie se rapproche de l'ostéopathie sur certains de ses concepts, notamment le principe d'unité du corps humain et son principe d'auto-régulation (Plus d'informations sur le concept ostéopathique ici).
  • L'ostéopathe : Je vous invite à consulter la réponse à la question « L'ostéopathie ? Qu'est-ce que c'est ? »
? « J'ai mal ! Est-ce qu'un ostéopathe peut faire quelque chose pour moi ? »

Pour savoir si l'ostéopathe peut faire quelque chose pour le symptôme que vous avez, la condition incontournable est de consulter.

L'ostéopathe pourra déterminer si le motif de consultation relève de son champ d'action ou non.

En effet, une lombalgie qui semblerait pouvoir être solutionnée par l'ostéopathie, pourrait être la manifestation d'une pathologie qui ne pourrait être traitée que par médicaments. Alors qu'une cervicalgie d'une intensité extrême, pourrait être d'origine totalement bénigne et disparaître après 1 ou 2 consultations.

? « L'ostéopathie, c'est pour le dos, non ? »

Certes, c'est très courant mais l'ostéopathie possède un champ d'application très large qui permet de prendre en charge une multitude de motifs de consultation.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page du site traitant des indications.

? « A partir de quel âge puis-je emmener mon bébé chez l'ostéopathe ? »

Aucune limite d'âge pour consulter un ostéopathe. Un nouveau-né peut être vu par un ostéopathe des les premiers jours de vie.

? « Combien de temps pour ne plus avoir mal ? »

Difficile de répondre à cette question car il n'existe pas de réponse précise. Cela dépend de nombreux facteurs comme le motif de consultation, l’ancienneté des douleurs, le mode de vie du patient ou l’observance.

La plupart du temps, la disparition ou régression des symptômes surviennent directement à l’issue de la consultation ou en moins d’une semaine.

En règle générale, plus les symptômes sont anciens, plus ils sont ancrés dans l’organisme et plus il est difficile et long de s’en débarrasser ; et ce peut importe le moyen (médicaments, chirurgie, ostéopathie, etc.). Cela impliquera peut-être plus de consultations.

L’ostéopathe intervient à un instant t de la vie du patient. Si le patient ne respecte pas le nombre de consultations prévues par l’ostéopathe, s’il ne respecte pas les conseils, ne fait pas les exercices proposés, etc. il compromet la bonne évolution de son état de santé.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la partie « Guérison » de la page du site traitant de la consultation.

? « L'ostéopathie ? Qu'est-ce que c'est ? »

L’ostéopathie est une approche thérapeutique holistique exclusivement manuelle. A l’écoute de l’histoire du patient, l’ostéopathe se concentre sur l’intégralité de l’organisme pour trouver et traiter l’origine des symptômes.

Il s’assure avant tout que les problèmes de santé présentés par le patient relèvent bien de ses compétences et que les examens complémentaires nécessaires ont été faits.

Par ses connaissances biomécaniques, physiques, anatomiques et physiologiques, le praticien rétablit la mobilité normale du corps pour lui permettre de retrouver son état de santé.

Ces préoccupations peuvent s’inscrire dans un travail d’équipe avec les différents acteurs du corps médical et paramédical (médecin, kinésithérapeute, podologue, etc.).

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page du site traitant de ce sujet.

? « Est-ce qu'un ostéopathe peut prescrire des médicaments, faire un certificat médical ou un arrêt de travail ? »

Absolument pas ! Cela relève uniquement du médecin. Un ostéopathe n’est pas habilité à délivrer ces documents ou faire de prescription. Concernant l’imagerie médicale ou la médecine spécialisée (cardiologie, neurologie, ORL, etc.), l’ostéopathe pourra seulement vous conseiller de passer un examen radiologique ou bien de consulter un neurologue, mais cela ne se fera pas sans l’aval et la prescription de votre médecin.

Si un étudiant/écolier (ou un salarié) a été absent de son établissement scolaire (respectivement de son lieu de travail) pour se rendre à la consultation, l'ostéopathe pourra néanmoins fournir un justificatif. Ce document n'a cependant aucune valeur officielle : l'administration de l'établissement scolaire ou le supérieur hiérarchique pourra l'accepter ou bien n'en pas tenir compte.

? « L'ostéopathie présente-t-elle un quelconque risque ? »

Les tests et techniques utilisés en ostéopathie ne sont pas dangereux. Un praticien formé sérieusement est la garantie d'un maximum de sécurité pour le patient, afin de ne pas aggraver certaines pathologies et respecter le patient durant les soins.

Plus d'informations sur la page traitant des différentes approches.

? « J’ai bien envie de devenir ostéopathe. Auriez-vous quelques conseils ? »

C’est un très beau métier, très intéressant. Peu de personnes peuvent affirmer qu'elles aiment réellement leur métier et qu'elles se réveillent le matin en se disant : « Chouette ! Je vais au boulot ! ». Je fais parti de ceux-là.

Malheureusement, je n'aurais qu'un conseil : Fuyez !

La situation de l’ostéopathie en France, est très préoccupante et je déconseille désormais à quiconque de faire des études d’ostéopathie.

Comment ça ? Quelle situation ?

Imaginons un ostéopathe dont les consultations durent 45 minutes, ouvert du lundi au vendredi, de 8 h 00 à 13 h 00 et de 14 h 00 à 19 h 15 (6 créneaux le matin et 7 l’après-midi soit 13 créneaux par jour) et de 8 h 00 à 13 h 00 le samedi matin (6 créneaux). Il aura donc 13 x 5 + 6 = 71 créneaux pour un total de 53 h 15 min travaillées par semaine.

Considérons que cet ostéopathe prenne 5 semaines de congés par an (comme un salarié), sans se faire remplacer. Il sera 47 semaines par an à exercer dans son cabinet. Au total, il pourra proposer 71 x 47 = 3 337 créneaux par an.

D’après les données INSEE 2016, la population française s’élève à 66 627 602 habitants en France et il existait 26 023 ostéopathes sur tout le territoire en janvier 2016. Par une simple division nous arrivons donc à un ratio de 2 560 habitants par ostéopathe.

Aujourd’hui, on estime qu’environ 50 % (légèrement plus) des Français ont déjà consulté un ostéopathe. Ce qui fait donc environ 1 280 patients par ostéopathe.

Bien évidemment, il s’agit d’une moyenne. En raison de la répartition hétérogène de la population française et des ostéopathes sur le territoire, les chiffres seront différents d’un département à un autre.

Ainsi, si l’on imagine que chaque patient consulte en moyenne 1 fois par an, l’ostéopathe assurera autant de consultations par an que de patients, soit 1 280 consultations sur l’année. Or, si l’on compare avec les 3 337 créneaux disponibles par an, cela représente un agenda rempli à moins de 2/5.

Comme si cela ne suffisait pas, la réalité semble bien différente : les 1 280 patients correspondent au nombre d’habitants ayant déjà consulté un ostéopathe, donc pas forcément régulièrement : il y a ceux qui consultent plusieurs fois par an, comme ceux qui n’ont consulté qu’une seule fois il y a plus de 10 ans.

Je n’ai pas pu trouver de statistiques au niveau national et je ne possède pas de logiciel qui permet d’obtenir les statistiques suivantes, mais je pense que sur l’ensemble de mes patients (entre ceux qui consultent plusieurs fois par an et ceux que j’ai pu voir à plusieurs années d’intervalle), la fréquence moyenne à laquelle les patients consultent un ostéopathe n’est même pas de 1/an et ça ne m’étonnerait pas que cela soit moins de 1 tous les 2 ans. On peut donc encore diviser le nombre de consultations réellement assurées.

Les statistiques sur les revenus des ostéopathes confirment cette situation qui n’est pas près de s’arranger en raison de l'explosion démographique des ostéopathes. Selon l’UNASA qui regroupe les données provenant des différentes Associations de Gestion Agréées (AGA), le revenu mensuel moyen des ostéopathes en 2014 était de 2 207,66 €. En creusant davantage, on observe que :

  • 25 % des ostéopathes ont un revenu mensuel inférieur à 645,42 €
  • 25 % des ostéopathes ont un revenu mensuel inférieur à 1 569,75 €
  • 25 % des ostéopathes ont un revenu mensuel inférieur à 2 424,58 €
  • 25 % des ostéopathes ont un revenu mensuel supérieur à 4 197,00 €

Ces chiffres ne reflètent pas totalement la réalité car il s’agit des données des ostéopathes membres d’AGA (Être membre d’une AGA permet de ne pas être imposé sur une base majorée de 25 %). Or, lors des premières années les revenus étant trop faibles (donc pas imposables), il ne sert à rien d’avoir une AGA. Ainsi, peu de jeunes ostéopathes ont une AGA, notamment ceux ayant le statut d’auto-entrepreneur. On peut donc penser que les chiffres sont bien différents : il semble qu’il faille notamment considérer les revenus du quartile le moins favorisé à la baisse (c’est-à-dire que 645,42 € semble un chiffre optimiste).

A titre de comparaison, le revenu mensuel moyen des médecins généralistes en 2014 est de 6 994,58 €.

En comparant avec les kinésithérapeutes, la différence se confirme : Depuis la rentrée 2015, la durée des études de kiné est passé de 3 à 4 ans, alors que la durée des études d’ostéopathie est de 5 ans (passée de 3 à 5 ans à la rentrée 2015 mais la quasi totalité des écoles formaient les ostéopathes en 5 ans avant la réforme). Pour autant, on estime que le revenu mensuel moyen des ostéopathes est un tiers inférieur à celui des kinésithérapeutes (environ 3 500 €).

Toujours envie de devenir ostéopathe ?

Les idées reçues

! « Les ostéopathes ne font que craquer et je ne supporte pas ça. Hors de question que j'en consulte un ! »

Détrompez-vous ! Une des grandes forces de l’ostéopathe réside dans son arsenal thérapeutique. Il possède une vaste palette de techniques qui lui permettent d’adapter le traitement à chaque patient. On peut tout à fait traiter n’importe quel symptôme avec ou sans « crac » et beaucoup de techniques sont très douces. Il est vrai néanmoins, que certains ostéopathes utilisent de préférence un type de techniques plutôt que d’autres. Pour ma part, j’utilise toutes les techniques qui s’offrent à moi pour ajuster au mieux le traitement à chaque patient.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page du site traitant des différentes approches de l'ostéopathie.

! « Je suis actuellement des séances de kiné. Il est donc inutile que j’aille voir un ostéopathe, non ? »

Faux ! La kinésithérapie et l’ostéopathie ne sont pas incompatibles. Elles sont même complémentaires. Un suivi ostéopathique permet, entre autres, d'optimiser les séances de kinésithérapie.

Le rôle de l'ostéopathe peut s'inscrire dans un travail d'équipe avec les différents acteurs du corps médical et paramédical (médecin, kinésithérapeute, podologue, etc.).

! « J’avais mal au cou, mais l’ostéo n’a quasiment pas touché à mon cou, m’a demandé de me mettre entièrement en sous-vêtements et s’est surtout penché sur mes épaules, mon dos et même mon bassin. Il est totalement à côté de la plaque. »

C'est tout à fait normal ! Cela est caractéristique de la prise en charge ostéopathique qui repose sur un concept spécifique. L’ostéopathe se concentre sur l’intégralité de l’organisme pour trouver et traiter, non pas le symptôme, mais son origine.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la page du site traitant du concept ostéopathique.

! « L’ostéopathie ne marche pas sur moi. »

Cette affirmation n'a pas de sens. Cela reviendrait à dire : « La médecine (ou la kinésithérapie) ne marche pas sur moi. »

Plusieurs choses peuvent expliquer que vous n'ayez pas ressenti d'amélioration.

Comme je l'ai mentionné dans la réponse à la question « Combien de temps pour ne plus avoir mal ? », la guérison dépend de plusieurs facteurs tels que le motif de consultation, l’ancienneté des douleurs, le mode de vie du patient ou l’observance.

De plus, l'ostéopathe donnant à l'organisme la possibilité de se guérir lui-même, la guérison peut prendre un peu de temps.

Enfin, il arrive aussi que l'ostéopathe ait ses limites. Au même titre que les médicaments, la chirurgie ou tout autre type de soin, aucun n'a 100% d'efficacité.

! « J'ai mal au dos : je me suis sûrement déplacé une vertèbre ou je dois avoir un nerf coincé. »

J'entends très souvent cela quand les patients décrivent leurs symptômes. Cependant, je vous rassure, ces affirmations sont, en général, erronées.

Il me semble important de clarifier ces termes car mêmes si ces abus de langage sont utilisés pour désigner des troubles totalement bénins, ils conservent tout de même une connotation relative de sévérité/gravité qui peut inquiéter.

La terminologie médicale pour décrire un os déplacé est la luxation. Il s'agit d'une lésion importante qui peut provoquer des lésions neuro-vasculaires graves. Ces risques sont d'autant plus importants au niveau de la colonne vertébrale, la moelle épinière cheminant à travers chacune. Ce type de blessure ne peut être provoqué que par un traumatisme violent. Clairement, en cas de vertèbre déplacée, on est paraplégique.

En général, quand un patient parle de « vertèbre déplacée », il s'agit d'une dysfonction vertébrale : une simple perte de mobilité voire un blocage ; ce qui est, tout de même, bien moins grave.

Quant à ce qu'un patient appelle en général un nerf coincé, il s'agit davantage de douleur musculaire ou bien de dysfonction articulaire.

Un nerf coincé provoque des symptômes neurologiques spécifiques : des troubles sensitifs et moteurs. Un exemple parlant pour beaucoup est la sciatique : vous ressentez un trajet douloureux et des sensations à type de fourmillements, brûlures, engourdissements ou décharges électriques et peut-être une faiblesse au niveau du membre atteint.

! « J’ai mal ! Il faut qu’un ostéo me fasse craquer les cervicales ! Ça va bien me soulager. »

Ce que vous pensez être bon pour vous ne l'est pas forcément.

J'imagine que vous ne vous substituez pas au médecin en vous disant que tel traitement serait plus approprié et encore moins de lui suggérer ?

Il en est de même pour l'ostéopathe. Grâce à ses connaissances en anatomie, physiologie, biomécaniques, physique, etc., il est le seul à même de savoir sur quelle structure il doit agir pour traiter le problème. Il appliquera les techniques qu'il juge utiles et nécessaires (avec le consentement éclairé du patient, notamment pour les HVT). A l'inverse, s'il estime inutile voire dangereux d'appliquer une technique spécifique, il ne l'utilisera pas.

Même si vous avez déjà eu les mêmes symptômes guéris par une manipulation (cervicale ou non), rien ne dit qu'il s'agit de la même origine et du même mécanisme lésionnel.

Si vous attendez une manipulation spécifique, ce n'est pas pour autant qu'elle sera efficace ou durable si elle est faite.

! « J’ai mal, mais je suis enceinte. On m’a dit qu’il ne fallait pas consulter d'ostéopathe pendant la grossesse. »

Au contraire, c'est même une indication ! L'ostéopathe pourra prendre en charge certains syndromes spécifiques à la grosesse tels que le syndrome du piriforme. Il pourra également suivre le bon déroulement de la grossesse, préparer l'organisme à l'accouchement et faire un suivi post-partum.

! « J’ai une autre consultation de prévue, mais je n’ai plus mal. Autant annuler. »

Bien évidemment vous êtes en droit d'annuler quel qu'en soit le motif (si cela n'est pas fait à la dernière minute). Cependant, si l'ostéopathe a prévu d'autres consultations, ce n'est pas pour rien.

Rien n'indique que la guérison va perdurer. En général, la première consultation va servir à éteindre l'incendie, les autres servant à s'assurer qu'aucune braise ne reste, risquant de raviver l'incendie.

Durant la 2ème consultation, il n'est pas rare que le patient ne ressente plus de douleur mais que l'ostéopathe parvienne à reproduire la douleur précédemment ressentie et détecter encore des dysfonctions qu'il faudra traiter. C'est dans un souci de pérennité que l'ostéopathe prévoit un suivi de consultations.

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Florent RÉTIF

Ostéopathe D.O.

15 rue des Maraîchers
91620 Nozay